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Citations de : Boris Cyrulnik

On paie la neutralisation de l’angoisse par l’acquisition de l’intolérance.

De la parole comme d'une molécule (1995)

La nourriture est beaucoup plus chargée en symboles qu’en glucides, lipides et protides. On mange plus de symboles que de chimie.

De la parole comme d'une molécule (1995)

Se développer en étant prisonnier du désir de ses parents, c’est une autre forme de carence affective.

De la parole comme d'une molécule (1995)

Les molécules sont d’une plasticité étonnante chez l’homme, alors que pour changer une loi, un regard social, il faut des livres et des livres, des conflits et des siècles.

De la parole comme d'une molécule (1995)

Quelle que soit sa culture, un enfant a besoin d’une nourriture affective pour exprimer son patrimoine génétique.

De la parole comme d'une molécule (1995)

L’homme seul ne peut devenir homme. Je ne peux devenir moi-même que si j’ai un autre pour me développer, éveiller mes émotions, mes affects.

De la parole comme d'une molécule (1995)

On parle de sciences humaines, comme s’il pouvait y avoir des sciences inhumaines!

De la parole comme d'une molécule (1995)

Très souvent les orphelins sont des inventeurs de mondes.

De la parole comme d'une molécule (1995)

Une enfance instable oblige à tâtonner pour contrôler l’adversaire. C’est un mode tranquillisant: chercher à comprendre l’agresseur, c’est la première défense de l’enfant agressé.

De la parole comme d'une molécule (1995)

Si nous disions constamment ce qui nous passe par la tête, aucun couple, aucun groupe ne pourrait continuer à vivre ensemble. La brutalité serait quotidienne.

Un merveilleux malheur (1999)

Nous passons notre vie à nous tricoter.

Un merveilleux malheur (1999)

Dans la plupart des cultures, on est coupable d’être une victime.

Le Courrier de l'Unesco, novembre 2001.

Toutes les identités sont le produit de l’héritage d’un père, d’une mère et d’une religion que chacun interprète selon son contexte culturel.

Le Courrier de l'Unesco, novembre 2001.

J’ai vu des livres où l’on disait aux petits garçons que s’ils mouraient pour la religion, ils iraient à la droite d’Allah. Ces écoles, qui n’enseignent qu’une seule vérité, sont des écoles de haine.

Le Courrier de l'Unesco, novembre 2001.

Les terroristes impliqués dans les attentats de New York avaient été des enfants bien élevés, bien développés, diplômés, mais n’avaient pas appris qu’il existe d’autres manières d’être humain que la leur.

Le Courrier de l'Unesco, novembre 2001.

Les Allemands sont devenus nazis … par incapacité de se représenter le monde de l’autre.

Le Courrier de l'Unesco, novembre 2001.

Sans angoisse et sans perte affective, aurait-on besoin de sécurité? Le monde serait fade et nous n’aurions peut-être pas le goût d’y vivre.

De Chair et d'Ame (2006)

Etre invulnérable voudrait dire impossible à blesser. La seule protection consiste à éviter les chocs qui détruisent autant qu’à éviter de trop s’en protéger.

De Chair et d'Ame (2006)

On peut découvrir en soi, et autour de soi, les moyens qui permettent de revenir à la vie et d’aller de l’avant tout en gardant la mémoire de sa blessure.

De Chair et d'Ame (2006)

Moins on a de connaissances, plus on a de convictions.

Un merveilleux malheur (1999)

Maintenant que le génome est à peu près décrypté, on découvre avec étonnement que les hommes ont pratiquement le même génome que les vers de terre; les vers de terre sont vexés!

Contact, l'encyclopédie de la création (Emission de TV canadienne).

Si vous vous mettez à la place des autres, vous aurez un frein intime, vous ne pourrez pas tout vous permettre.

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Le bonheur est contagieux et le malheur aussi est contagieux.

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Un enfant sans attachement n’a aucune chance de se développer, il flotte, il erre, il n’a pas de valeurs dans sa vie, ça ou autre chose, debout ou assis, mort ou vivant, ça n’a pas d’importance.

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On méprise tellement la nature qu’on est en train de la détruire, et si on détruit la nature, on partira avec elle.

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Le miracle, quand on le taquine, il répond, il existe.

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On peut très bien ne pas vivre sans être mort.

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Si on veut être efficace, il vaut mieux avoir un ordinateur, si on veut être authentique, il vaut mieux écrire et penser avec la main.

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La proximité affective donne aux mots la charge d’un pistolet, d’un revolver.

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L’écriture, que ce soit l’écriture réelle ou l’écriture psychologique, c’est une manière, c’est un moyen, une arme pour reprendre en main son destin.

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Chaque publication scientifique ne sert qu’à poser 10, 20 questions. Chaque découverte scientifique est passionnante parce qu’elle ouvre un univers de questions. Si les questions vous angoissent, ne soyez pas scientifique.

Contact, l'encyclopédie de la création (Emission de TV canadienne).

L’aventure humaine, c’est de se poser des questions, d’explorer et de chercher.

Contact, l'encyclopédie de la création (Emission de TV canadienne).

La pensée paresseuse, c’est la récitation. Si vous voulez être bien, si vous voulez dormir, si vous voulez être tranquille… récitez. Si vous voulez penser, là, vous aurez des insomnies. La pensée paresseuse, c’est la certitude.

Contact, l'encyclopédie de la création (Emission de TV canadienne).

Il faut avoir une part de délire, c’est la poésie, c’est l’incertitude, c’est l’hésitation, c’est le trouble, et c’est la source de la créativité.

Contact, l'encyclopédie de la création (Emission de TV canadienne).

Nous devrions réfléchir un peu plus à la manière dont nous avons peur aussi de nos enfants tout en vivant dans une culture qui prétend toujours les protéger.

Le Monde de l'éducation n° 292, mai 2001.

Si l’on ramasse un blessé de la route n’importe comment, on risque d’aggraver ses douleurs et il faut prendre des précautions. De même pour les blessés de la vie, à défaut de quoi on les condamne.

Le Monde de l'éducation n° 292, mai 2001.

Pour s’en sortir, il faut disposer très tôt de ressources en soi et pouvoir bénéficier des mains tendues ou tuteurs de résilience.

Le Monde de l'éducation n° 292, mai 2001.

Dans notre culture, on encourage l’enfant blessé à faire une carrière de victime.

Le Monde de l'éducation n° 292, mai 2001.

Si la souffrance contraint à la créativité, cela ne signifie pas qu’il faille être contraint à la souffrance pour devenir créatif.

Le Monde de l'éducation n° 292, mai 2001.

Les malades commençaient à être malheureux lorsqu’on leur annonçait qu’ils allaient pouvoir sortir. La lourdeur d’une institution très hiérarchisée favorisait à tous les niveaux une sorte de délicieuse démission.

Le Monde de l'éducation n° 292, mai 2001.

Un enfant n’a jamais les parents dont il rêve. Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve.

Les Nourritures affectives (1993)

L’amour est une surprise qui nous arrache à l’insipide, l’attachement est un lien qui se tisse au quotidien.

L'Education, mai 2001.

L’amour n’est pas un lien, c’est une révélation.

Sous le signe du lien (1989), Le couple, De l'empreinte amoureuse

Mais quand le sacré pointe, la violence n’est jamais loin.

Les Nourritures affectives (1993)

Tout organisme pour s’adapter doit innover, tenter une aventure hors de la norme, engendrer de l’anormalité afin de voir si ça marche, car vivre, c’est prendre un risque.

L'Ensorcellement du monde (1997)

Empêcher le récit d’un âgé, c’est interdire la seule action qui lui reste, c’est l’empêcher de prendre sa place, c’est l’exclure, l’isoler affectivement et socialement, le rendre confus, désorienté dans un monde dépourvu de sens et de sensorialité.

Les Nourritures affectives (1993)

La voix humaine contient, elle aussi, un nombre étonnant de signaux : dès la première phrase au téléphone, on sait à qui l’on a affaire, son sexe, son âge, sa culture, son humeur agressive, abattue ou érotique, et même son niveau social.

Les Nourritures affectives (1993)

La violence est un point de vue, exprimé par des comportements qui ne tiennent pas compte de l’existence de l’autre.

Les Nourritures affectives (1993)

Une vraie rencontre provoque une influence réciproque. Deux mondes intimes interagissent et chacun modifie l’autre.

Sauve-toi, la vie t'appelle (2012)

La mémoire de soi est fortement liée aux cadres sociaux. Les histoires qu’on raconte dépendent de notre position sociale et des récits de la culture qui nous entoure.

Sauve-toi, la vie t'appelle (2012)

Si nous devions traiter toutes les informations, rien de prendrait forme, nous serions confus. Pour avoir des idées claires, nous devons oublier.

Sauve-toi, la vie t'appelle (2012)

Le passé devient cohérent grâce à nos oublis et à nos remaniements affectifs.

Sauve-toi, la vie t'appelle (2012)

Aucune histoire n’est innocente. Raconter, c’est se mettre en danger. Se taire, c’est s’isoler.

Sauve-toi, la vie t'appelle (2012)

Dans toute oeuvre d’imagination, il y a un récit de soi. Dans toute autobiographie, il y a un remaniement imaginaire.

Sauve-toi, la vie t'appelle (2012)

Nous sommes tous nés deux fois : le jour de notre naissance biologique, dont nous n’avons aucun souvenir, et le jour de notre naissance à la conscience, que nous nous rappelons par définition.

Votre cerveau n'a pas fini de vous étonner (2012)

Eduquer, c’est conduire hors de soi.

L'Ensorcellement du monde (1997)

Le principal organe de la vision, c’est la pensée. On voit avec nos idées.

L'Ensorcellement du monde (1997)

Un savoir non partagé humilie ceux qui n’y ont pas accès.

L'Ensorcellement du monde (1997)

Il est très étonnant de constater à quel point les enseignants sous-estiment l’effet de leur personne et surestiment la transmission de leurs connaissances.

Le Murmure des fantômes (2003)

On n’en veut pas à la pierre contre laquelle on se cogne, on a mal c’est tout. Mais quand le coup provient d’une personne avec qui on a établi une relation affective, après avoir enduré le coup, on souffre une deuxième fois de sa représentation.

Le Murmure des fantômes (2003)

La rage de comprendre se transforme en plaisir d’explorer, la nécessité de fouiller l’enfer pour y trouver un coin de paradis se mue en aptitude à rencontrer des insuffleurs d’âmes.

Autobiographie d'un épouvantail (2008)

Le trauma fracasse, c’est sa définition. Et la résilience qui permet de se remettre à vivre associe la souffrance avec le plaisir de triompher. Curieux couple !

Autobiographie d'un épouvantail (2008)

Le pouvoir de la vie est si puissant que, tel un énorme torrent, il repart sous d’autres formes après un fracas.

Autobiographie d'un épouvantail (2008)

L’obéissance, nécessaire et sécurisante pour tout être humain, peut, selon le contexte, évoluer vers des formes morbides de prises de pouvoir ou d’érotisation de la servitude.

Autobiographie d'un épouvantail (2008)

Retrouver les indices de son passé, c’est recoller les morceaux du moi brisé.

Autobiographie d'un épouvantail (2008)

Les êtres humains sont passionnants parce que leur existence est folle.

Sauve-toi, la vie t'appelle (2012)

Qu’elle soit collective ou individuelle, la mémoire est intentionnelle: elle va chercher dans le passé les faits qui donnent forme à ce qu’on éprouve au présent.

Sauve-toi, la vie t'appelle (2012)

Tout rêve d’avenir métamorphose la manière dont on éprouve le présent.

Sauve-toi, la vie t'appelle (2012)

Dans l’histoire d’une vie, on n’a jamais qu’un seul problème à résoudre, celui qui donne sens à notre existence et impose un style à nos relations. On a tous les mêmes promesses développementales, mais pas tous les mêmes histoires.

Le Murmure des fantômes (2003)

Le regard de l’autre n’est pas neutre. C’est une perception qui provoque une alerte émotive, une sensation d’invitation ou d’intrusion.

Les Nourritures affectives (1993)

Ceux qui disent «c’est évident, il n’y a qu’à voir» vivent dans un monde impressionniste. Ils croient observer le monde, alors qu’ils n’observent que l’impression que le monde leur fait.

Sous le signe du lien (1989)

Le tabac racontait un discours de fière appartenance, alors que le timbre nicotinique murmure un triste désir de santé.

Le patch (dans Nouvelles Mythologies de Jérôme Garcin paru en 2007)

Les animaux nous apprennent que le monde humain, sans cesse inventé, restera sans cesse à inventer. C’est dans ce travail de création que réside notre transcendance et notre aptitude à la folie. Car la folie, c’est peut-être le prix de notre liberté.

Mémoire de singe et paroles d'homme (1983)

Le je n’existe qu’auprès d’un autre.

Mourir de dire : La honte (2010)

Quand la violence est dirigée vers un ennemi extérieur, la soumission au chef la rend plus efficace.

Mourir de dire : La honte (2010)

Les pervers n’ont jamais honte puisque pour eux l’autre n’existe pas, c’est un pantin qui n’est là que pour leur propre plaisir.

Mourir de dire : La honte (2010)

On n’éprouve la honte que si l’on souhaite préserver son amour-propre sous le regard de ceux auxquels on donne le pouvoir de nous rabaisser.

Mourir de dire : La honte (2010)

La tradition et les valeurs transmises par la culture composent un étayage narratif, une représentation cohérente de soi parmi les siens, précieux facteur de résilience.

Mourir de dire : La honte (2010)

Quand tout vaut tout, rien n’a de valeur.

L'Ensorcellement du monde (1997)

Tout créateur sort de la norme. Toute innovation est anormale.

L'Ensorcellement du monde (1997)

Vivre dans le monde de la peur contraint à agir, alors que vivre dans le monde de l’angoisse contraint à comprendre et à parler.

L'Ensorcellement du monde (1997)

On ne sait voir que ce que l’on a appris à voir.

L'Ensorcellement du monde (1997)

Satisfaire désespère, quand on se précipite.

L'Ensorcellement du monde (1997)

Les mères trop dévouées le sont presque toujours à cause de leur propre histoire: «je veux être une mère parfaite, tant j’ai peur de répéter ma mère qui m’a tant fait souffrir».

L'Ensorcellement du monde (1997)

L’homme est deux fois ensorcelé: par l’évolution qui façonne son monde et suscite la pensée qui façonne son monde.

L'Ensorcellement du monde (1997)

Etre seul, ce n’est pas être. Nous ne pouvons qu’être ensorcelés, possédés pour devenir nous-mêmes.

L'Ensorcellement du monde (1997)

Toute vie est possédée. Double ensorcellement pour l’homme. Pas d’autre issue que de subir le biotope structuré par la nature, puis le milieu réglé par les récits des autres.

L'Ensorcellement du monde (1997)

Inventez une charlatanerie, n’importe laquelle, vous trouverez toujours des hommes qui diront que ça marche, tant notre besoin d’illusion est intense.

L'Ensorcellement du monde (1997)

L’écriture est une relation intime. Même quand on a des milliers de lecteurs, il s’agit en fait de milliers de relations intimes, puisque, dans la lecture, on reste seul à seul.

Mourir de dire : La honte (2010)

La seule révolution physiologique d’une vie humaine c’est l’amour.

Les Nourritures affectives (1993)

Quand les parents provoquaient la rencontre de leurs enfants, ils renforçaient le groupe. Quand l’amour préside au choix du partenaire, il facilite la névrose.

Les Nourritures affectives (1993)

Une institution est structurée comme une personnalité, avec des murs et des règlements qui matérialisent la pensée de ceux qui ont le pouvoir.

Un merveilleux malheur (1999)

Le hasard ne joue que dans un cadre étroit des possibles.

De la parole comme d'une molécule (1995)

Tout innovateur est un transgresseur puisqu’il met dans la culture une pensée qui n’y était pas avant lui. Il est donc admiré par ceux qui aiment les idées nouvelles, et détesté par ceux qui se plaisent à réciter les idées admises.

Les âme blessées (2014)

Les idées qui triomphent dans une culture ne sont pas forcément les meilleures, ce sont celles qui on été les mieux défendues par un appareil didactique.

Les âme blessées (2014)

La poésie est désuète pour ceux qui sont gavés, mais quand le réel est insupportable, elle prend la valeur d’une arme de survie.

Un merveilleux malheur (1999)

La réussite n’est pas toujours une preuve d’épanouissement, elle est souvent même le bénéfice secondaire d’une souffrance cachée.

Mourir de dire : La honte (2010)

Les rapports hommes-animaux domestiques dans la société contemporaine portent les germes d’une double dérive : de surprotection et de survalorisation, touchant à la zoolâtrie, des animaux de compagnie.

Si les lions pouvaient parler. Essais sur la condition animale (1998)

Un monde sans paroles ne serait plus humain, mais un monde sans animaux le serait-il encore ?

Si les lions pouvaient parler. Essais sur la condition animale (1998)

On peut se demander par quel mystère les enfants de parents immatures deviennent si souvent des adultes prématurés.

Le Murmure des fantômes (2003)

La résilience : un tricot qui noue une laine développementale avec une laine affective et sociale.

Un merveilleux malheur (1999)

Il n’y a pas si longtemps, quand un enfant gémissait, c’est à lui qu’on reprochait de ne pas être un homme, et c’est lui qui avait honte. Hier la douleur prouvait la faiblesse du blessé, aujourd’hui, elle révèle l’incompétence du technicien.

Les Vilains Petits Canards (2001)

Quand le réel nous désespère, la rêverie constitue un facteur de protection.

Le Murmure des fantômes (2003)

On disait que j’étais bavard comme une pie, je racontais des histoires, j’adressais la parole à des inconnus dans la rue. Qui aurait pu penser que je parlais pour me taire ? Les mots que je disais servait à cacher ceux qu’il ne fallait pas dire.

Sauve-toi, la vie t'appelle (2012)

Nous sommes les pantins de nos récits. Le sentiment de honte ou de fierté qui accable nos corps ou allège nos âmes provient de la représentation que nous nous faisons de nous-mêmes.

Mourir de dire : La honte (2010)

La fonction sociale des vieux, c’est peut-être de fabriquer du récit.

Les Nourritures affectives (1993)

Le malheur de la guerre m’a appris l’art du silence. Depuis que ma culture m’a rendu la parole, je comprends le sens du chemin parcouru.

Sauve-toi, la vie t'appelle (2012)

Il n’y a pas de honte quand il n’y a pas de regard de l’autre.

Mourir de dire : La honte (2010)