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Citations de : Bernard Willems-Diriken, dit Romain Guilleaumes

Le baiser est une rencontre intime qui suggère aux intimités de se rencontrer.

Le Bûcher des Illusions, Errance (2005)

Chanter la paix face aux armées triomphantes, c’est mériter le seul droit de se taire ensuite et à jamais.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Celui qui cherche dans le livre de quoi servir son intérêt, et non de quoi s’interroger, est étranger à l’intelligence.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Celui que l’humanité ne désespère pas, n’a jamais cru en elle.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Ce qu’il y a de risible avec la bêtise, la sottise et la connerie, c’est que chacun s’en croit immunisé et que personne ne l’est, tant le jugement humain est subjectif.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

C’est une loi naturelle que la qualité l’emporte sur la quantité. Ainsi un Dieu succéda aux dieux et l’humanité décline en proliférant.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Bonheur ou malheur, nous choisissons pour témoins des amis qui se préfèrent nos juges en notre absence.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Beauté, richesse et pouvoir séduisent le vice et ricanent de la vertu.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Aujourd’hui, la valeur du travail ne se mesure plus qu’au profit matériel qu’il génère. Le travail gratuit ou peu rentable ne mérite, hélas, plus le moindre respect.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Jamais personne ne vous fera le procès d’une opinion, pourvu que vous la taisiez. Dans le domaine des idées, c’est la liberté d’expression qui fait le plus défaut.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Jamais pensée n’est vérité, elle n’est au mieux que solide conviction.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Il faut travailler pour vivre, non vivre pour travailler.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Génocide: crime contre l’humanité; humanité: crime contre la création. Qui nous jugera?

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Femme moderne. Rieuse, simple et amicale, il suffit à son bonheur de ne rien savoir.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Enfreindre l’ordre établi est un devoir où le droit est absent; une méprisable insolence où il règne.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

En termes de croyances, l’intégrisme est la règle. Croire partiellement n’est pas croire.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

En politique, il y a intérêt à ce que l’ennemi soit fort et fasse peur pour que la masse des neutres prenne notre parti.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

En démocratie, règne la dictature du plus petit commun cru ou ressenti. Certainement pas pensé.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Dès que la majorité de mes contemporains choisit la même option que moi… j’en déduis que je suis forcément dans l’erreur. Si la raison, la sagesse et l’intelligence étaient majoritaires, ça se saurait.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Chérir le souvenir de l’amour perdu c’est l’aimer encore, même dans l’absence.

Le Bûcher des Illusions, Errance (2005)

Quand la lumière de l’amour ne pénètre plus un coeur, sa nuit ressemble aux ténèbres.

Le Bûcher des Illusions, A vrai dire (2007-2008)

Le véritable amour, ce n’est pas aimer être aimé mais aimer l’autre au-delà des prescrits de la raison.

Le Bûcher des Illusions, A vrai dire (2007-2008)

Le sexe sans amour n’est que la jouissance d’un instant fugace.

Le Bûcher des Illusions, A vrai dire (2007-2008)

Aux derniers instants de la vie, le seul bilan qui vaille est celui de l’affection. Amour, haine et peine. Qu’as-tu donné, qu’as-tu reçu?

Le Bûcher des Illusions, A vrai dire (2007-2008)

La naissance et la mort, deux instants qu’on ne choisit pas. Et dans l’intervalle, on s’imagine avoir son mot à dire.

Le Bûcher des Illusions, Faim de vie (2008)

La plus belle femme du monde est toujours celle dont les yeux savent vous parler d’amour.

Le Bûcher des Illusions, Sans, tu mens (2006)

Tolérance rime avec complaisance dès qu’on éprouve quelque sympathie secrète pour des vices qu’il y aurait lieu de condamner.

Le Bûcher des Illusions, Salmigondis (2009)

Le couple meurt lorsque l’enfant paraît.

Le Bûcher des Illusions, Salmigondis (2009)

A force d’être seul, on finit libre. Désespérément libre.

Le Bûcher des Illusions, Salmigondis (2009)

Au fond de lui-même, chacun abhorre la démocratie qui fait trop de cas de ceux qui ne pensent pas comme lui. Tous les hommes sont des dictateurs en puissance, très peu en ont l’étoffe.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Apprendre à se contenter de ce qu’il a est le premier instinct du loser.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Alors que nous n’avons pas de considération pour les vies terrestres autres qu’humaines, que dissimule notre quête de vies extraterrestres?

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

A en croire chaque homme, sa réussite se doit au mérite et son échec au destin. Le sort des autres, par contre, s’explique par la chance ou par l’incompétence.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Nier Dieu et croire en l’Homme, c’est le sacre de l’arrogance et de la suffisance.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Une séparation, c’est rompre un lien qui n’attachera plus que l’autre.

Le Bûcher des Illusions, Errance (2005)

Un doux et chaud baiser est la gomme qui efface le reste du monde.

Le Bûcher des Illusions, Sans, tu mens (2006)

L’amour, et déjà sa promesse ou son esquisse, exalte la vie tant que sa poursuite obstinée illumine le coeur et le regard de l’être.

Le Bûcher des Illusions, Faim de vie (2008)

Frôler la mort aide à comprendre que seul l’amour justifie la vie.

Le Bûcher des Illusions, Faim de vie (2008)

La nudité dans la relation amoureuse, c’est une offrande que l’on fait de son moi véritable, dépourvu des boucliers et masques qui nous protègent de la société, qui nous facilitent l’épreuve de ses règles et de ses contraintes.

Le Bûcher des Illusions, Errance (2005)

L’orgueilleux préfère n’être rien que pas grand chose.

Le Bûcher des Illusions, A vrai dire (2007-2008)

L’amour exclusif et possessif, lorsqu’il réunit deux caractères semblables, réalise l’idéal amoureux qui oblitère le reste du monde.

Le Bûcher des Illusions, A vrai dire (2007-2008)

Armures et boucliers que nous impose la fragilité de l’être ne tombent et ne s’abaissent qu’aux merveilleux instants de grâce qu’offrent parfois l’amour et l’amitié.

Le Bûcher des Illusions, Faim de vie (2008)

Fille de l’assurance, l’audace est mère de quelques échecs et de toutes les réussites.

Le Bûcher des Illusions, Salmigondis (2009)

L’homo consommatus est un animal dépensant, c’est-à-dire qui cesse de penser.

Le Bûcher des Illusions, Salmigondis (2009)

Le doute est l’aphrodisiaque de l’intelligence et le poison du coeur.

Le Bûcher des Illusions, Salmigondis (2009)

Tout ce qui précède l’apocalypse s’appelle le progrès.

Le Bûcher des Illusions, Salmigondis (2009)

Croire en l’amour, c’est s’offrir à la souffrance. Ne plus y croire, c’est s’y condamner.

Le Bûcher des Illusions, Sans, tu mens (2006)

Aimer souffre de trop de promesses et de trop peu d’engagements.

Le Bûcher des Illusions, Errance (2005)

Dans toute séparation, il y a la promesse d’une jouissance: celle d’être à nouveau à soi, exclusivement!

Le Bûcher des Illusions, Errance (2005)

Quand l’amour s’habille de douceur, il se fait appeler tendresse.

Le Bûcher des Illusions, Sans, tu mens (2006)

Rien n’est plus proche du merveilleux que la sensation d’aimer.

Le Bûcher des Illusions, A vrai dire (2007-2008)

S’astreindre à souffrir en silence, c’est une vocation d’esclave.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Relative doit devenir la liberté de celui qui, en son nom, attente au droit d’autrui.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Qui recherche l’assentiment de ses semblables n’a qu’à se blâmer pour l’obtenir.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Qui n’aime pas les cons hait l’humanité, dont lui-même, car nous sommes tous le con de quelqu’un.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Quand une civilisation atteint son apogée, elle pervertit la tolérance par l’excès et entame son agonie. Ainsi, les moralité diaphane et sexualité débridée sonnèrent, jadis, le glas de Rome et d’Athènes.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Pour vaincre l’élitisme, il faut nourrir le peuple de connaissance. Jamais, hélas, le nombre n’a réellement eu faim ou soif de celle-ci. Et, quand on le force, il vomit ou défèque mais n’assimile rien.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Pour un être gracieux, l’instruction est un mérite; pour un disgracieux, c’est un devoir.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Pour sauver quelques assassins, combien donc d’enfants ont-ils tués dans le ventre de leur mère, ces pourfendeurs de la peine de mort et zélateurs de l’avortement? Qu’est donc un génocide s’il n’en est point un, là?

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Le peuple n’entend rien à la politique car elle s’occupe de tous et non de chacun.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Le pacifiste par principe est un vaincu par nature.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Le désordre naît de l’irrespect d’autrui, d’une absence d’autodiscipline engendrée par l’égocentrisme. C’est en cela que l’humain moderne abjure et conspue tout établissement de l’ordre.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

La vertu qu’on réclame naît du vice dont on ne peut jouir.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

La tolérance du vice est une vertu de la décadence.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Le politicien vulgaire suit le peuple; l’homme d’Etat le précède.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

La souffrance naît de la connaissance car on ne peut souffrir de ce que l’on ignore. Vouloir l’élévation des humbles par l’instruction est la plus perverse expression du sadisme.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

La science naît de la prétention suprême de l’Homme: tout savoir pour mieux contrôler et influer. La nature, la planète et l’univers tremblent d’effroi à cette terrible perspective.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

La richesse crée les amitiés; la pauvreté compte les amis.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

La religion? Une cagots phonie.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Manquer de respect à une femme, c’est l’appâter. A une jolie, c’est l’ignorer; à une laide, c’est la flatter.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Les voyages n’enrichissent plus que l’industrie du tourisme.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Les imbéciles sont une bénédiction. Chacun découvre ceux qui l’aident à se croire intelligent.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Les faiblesses des hommes sont le moyen de les mener, de les soumettre, de les abuser. Bref, de les gouverner.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Les aigris sont les arrogants qui n’ont pas réussi.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Le verbe clair n’est pas entendu, car imaginé compris sans effort. La compréhension résulte de la réflexion.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Le travail des uns fait leur survie économique et la richesse des autres.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Le suicide, c’est prendre les choses en mains et se montrer responsable, refuser enfin de s’en remettre à autrui, au hasard ou à la providence.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Le suicide est l’ultime courage et la bravoure sublime des lâches.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Le roman est le genre littéraire idéal. Il permet de dire ce que l’on pense… sans avoir à le défendre.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

La quête absolue de l’idéal est le plus sûr moyen de rater sa vie.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

La propriété est un jardin d’Eden à la mesure de notre petitesse.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

La musique et la danse réunissent les individus. Plus une peuplade, une tribu ou un groupe d’individus est primitif, plus cela se vérifie.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

La morale que l’on suit, on veut l’imposer pour en partager les souffrances.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

La liberté consiste à choisir soi-même ses chaînes.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

La démocratisation a ceci de fabuleux qu’elle place tout et n’importe quoi à la portée de tous. Désormais, règnent le prêt-à-porter, le prêt-à-consommer et le prêt-à-penser.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

La démocratie, c’est le droit fondamental de dire tout ce que l’on pense… à condition que cela ne heurte pas la volonté du législateur!

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

La bonne foi est un lieu commode pour y précipiter les fautes de l’ignorance.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

L’opinion est le fruit du viol d’une pensée par un sentiment.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

L’on peut croire en la justice et se défier des juges, comme l’on peut croire en Dieu et se défier du clergé. La croyance en devient-elle stérile ou vaine pour autant?

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

L’insolence est la dignité du pauvre.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

L’humanité n’est un tout et n’a d’identité qu’aux yeux des naïfs, des utopistes et des simples d’esprit. En fait, il n’est qu’un chaos d’individus éphémères et discriminables.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

L’humanité ne désigne pas l’ensemble des hommes, mais l’infime part de survivance des élites passées. L’essentiel des humains ne naît que pour mourir, sans rien marquer, sans rien laisser, sans participer au devenir commun.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

L’Histoire est un balancier dont l’équilibre s’acquiert par l’alternance des extrêmes. Ainsi, un Occident trop tolérant et conciliant verra bientôt la minijupe remplacée par le tchador.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

L’être sans conscience ne se juge jamais. L’absence de conscience est une bonne conscience permanente.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

L’être est vanité, puisque nous nous prétendons plus que rien, ce que nous sommes pourtant.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

L’esprit peut rester jeune dans un corps qui vieillit ou vieillir dans un corps que l’on sculpte. Le sport sert les imposteurs.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

L’angélisme voudrait punir le crime et compatir aux maux du criminel. C’est confondre cause et conséquence. Sans criminel, pas de crime!

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

L’amour est mortel. A part l’incertitude, rien ne le tue plus sûrement que la certitude.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

L’ambition économique et sociale trahit une sérieuse maladie ophtalmologique. Comment expliquer autrement que l’on puisse voir grandes de viles bassesses humaines telles que l’argent, les apparats et la possession?

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Dans une démocratie moderne on ne brûle pas les livres, on condamne en justice les idées et les opinions dissonantes.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Chaque culture est un enrichissement mais la multiculturalité, le mélange, est un appauvrissement de chaque culture, un amas hétéroclite, un chaos culturel proche du cloaque.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Au contraire de l’avenir, le passé est connu. Il n’est ni vain ni vide, en cela il me rassure.

Le Bûcher des Illusions, Solitudes (2004)

A présent que je n’ai plus rien à me dire, que ma compagnie me lasse, il serait sain que je songe à me quitter.

Le Bûcher des Illusions, Solitudes (2004)

Un amoureux ne pense à l’objet de son coeur qu’une fois par jour, mais cela dure vingt-quatre heures.

Le Bûcher des Illusions, Reliefs et Digestifs (2010)

Tomber amoureux. Rarement une expression aura été aussi judicieuse puisque c’est inattendu, accidentel et que ça fait toujours souffrir.

Le Bûcher des Illusions, Chapître 48 (2010)

Sème l’amour pour récolter la vie.

Le Bûcher des Illusions, Sans, tu mens (2006)

Qui peut désaimer sans rage, colère, haine ou peine, n’a pas aimé.

Le Bûcher des Illusions, Sans, tu mens (2006)

Qu’est-ce le bonheur, sinon aimer la vie tout en aimant ceux qui nous aiment?

Le Bûcher des Illusions, Salmigondis (2009)

Les seuls tatouages réellement indélébiles sont ceux que l’amour grave dans nos coeurs.

Le Bûcher des Illusions, Chapître 48 (2010)

La passion est un désir qui se mue en plaisir, qui vibre à l’unisson d’un rêve que l’on touche du bout du coeur.

Le Bûcher des Illusions, Sans, tu mens (2006)

La flamme qu’allume en moi le sourire d’une jolie femme m’illumine au lieu de me consumer.

Le Bûcher des Illusions, Sans, tu mens (2006)

L’amitié est la communauté des secrets.

Le Bûcher des Illusions, Errance (2005)

L’amour se nourrit de tout pour bouleverser des vies jusque là bien ordonnées: d’un sourire, d’un regard, d’un effleurement, d’une pensée commune.

Le Bûcher des Illusions, Chapître 48 (2010)

Il n’est pas de bien aussi précieux que le sourire de ceux qu’on aime.

Le Bûcher des Illusions, A vrai dire (2007-2008)

Divorce: la guerre des ex.

Le Bûcher des Illusions, Chapître 48 (2010)

Critiquer ses amis dans la sphère privée est un devoir, le faire sur la place publique procède d’une nature foncièrement inamicale.

Le Bûcher des Illusions, Reliefs et Digestifs (2010)

C’est par le mariage que bien des hommes s’assurent un port d’attache qui leur épargnera la solitude entre deux aventures.

Le Bûcher des Illusions, Chapître 48 (2010)

C’est à la croisée des regards que se joue le destin des coeurs; à la croisée des chemins, celui des hommes.

Le Bûcher des Illusions, Sans, tu mens (2006)

Bien que vieillissant, il vous reste de vrais amis? C’est que vous n’avez pas dû faire grand-chose de bien ou de mal pour qu’ils ne soient devenus ni envieux, ni dédaigneux.

Le Bûcher des Illusions, Salmigondis (2009)

Toujours, Dieu révèle les hommes. L’agnostique démontre son intelligence en acceptant son ignorance, le dévot et l’athée ne peuvent en dire autant.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Economie et technologies se sont emballées. N’ayant plus le temps de réfléchir, l’homme devient servant, serviteur, esclave.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Tant qu’il ne la juge pas lui-même utile ou valable, la vie d’un homme n’a pas la moindre importance.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Subsister est le vivre des insoumis.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Si vous avez une femme et non un amour, n’attendez pas son soutien dans le grain, au premier coup de tabac elle s’en ira.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Si nous aimons tant parler à nos morts, n’est-ce pas que nous leur reconnaissons l’indicible mérite d’ignorer la contradiction?

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Si la tolérance prône la coexistence de toutes les idées, même et surtout antinomiques, elle devient la négation de tout système de valeurs. Une société ouverte et tolérante par principe est dépourvue de valeurs, elle agonise si elle n’a déjà trépassé.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Si ce que je dis dérange, c’est que je ne dois pas être loin de la vérité.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Servir est la vocation de la religion. Servir Dieu ou les hommes, parfois; servir les religieux, souvent.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Selon la loi du pendule, la recherche de l’équilibre réclame que tout excès soit naturellement compensé par son contraire. La liberté débridée génère l’ostracisme et le fascisme.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Aimer vraiment est le propre des âmes pures et des mémoires défaillantes.

Le Bûcher des Illusions, Sans, tu mens (2006)

Vice chez l’homme est nature chez l’animal; la quête du plaisir réduit le premier à l’état du second.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Une loi est transgressée non parce qu’elle est injuste mais parce que sa sanction est insuffisante.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Une brillante réussite sociale suppose l’abdication de la vertu.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Une bonne loi ne peut être qu’intransigeante. Son unique mission est d’interdire, jamais d’autoriser ou de tolérer, sinon elle se mêlerait de régenter la liberté des êtres et perdrait son autorité.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Un peuple qui ne vise qu’à se divertir, voilà le blanc-seing des gouvernants.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Trop souvent, l’honneur se dilue dans la quête éperdue des honneurs.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Toute dictature brûle d’abord les livres, car un peuple qui ne lit pas est servile. La force ne s’impose pas toujours pour y parvenir: regardez nos «démocraties»…

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Tout homme de quarante ans est devenu un vieux con, ou resté un jeune con.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Tous les hommes naissent parasites sociaux. Les plus serviles au système deviennent citoyens honorables.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Plutôt que le règne de la majorité, la démocratie ne serait-elle pas la dictature des minorités protégées?

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Plus zélateur ou pourfendeur que judicieux critique, nul n’est bon juge de lui-même.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Plus qu’un sens à la vie, il importe de trouver une justification à l’existence de chacun. A commencer par soi-même.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Plus l’esprit est léger et la tête vide, plus la posture est droite.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Opportuniste et féminine, l’éloquence déserte le vaincu pour s’offrir à celui qui connaît la réussite.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

On ne pleure pas le destin d’un mort mais la perte du bien qu’il nous apportait. Si nous pleurions le martyre à venir, les maternités seraient océans de larmes.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

On ne comprend bien que l’abscons, une fois exploré.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Nous envions nos supérieurs et nous méprisons nos inférieurs. En cela, oui, nous sommes tous égaux.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

N’est-il pas étonnant que les athées trouvent la vie «sacrée» et se prononcent si volontiers sur la condition de «l’âme» humaine? Termes et concepts, pourtant, profondément religieux…

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

N’avoir foi qu’en soi! Ainsi une communauté s’enrichira de quelques esprits, se mutilera de trop d’ambitions et se détruira d’une multitude d’égoïsmes.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Sans liberté, l’humain commun s’astreint au travail sous la contrainte; libre, il choisit le même esclavage contre de l’argent.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Sans amour, le sexe n’est que la satisfaction d’un besoin naturel primaire, comme uriner ou déféquer.

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Il n’est d’effroyable dans la solitude que de découvrir que personne n’a besoin de nous, que nous ne manquons déjà plus ni à l’avenir, ni au présent, et que le passé ne nous accorde une existence qu’à l’agrément de notre mémoire subjective.

Le Bûcher des Illusions, Reliefs et Digestifs (2010)

Au grand dégoût de la jeunesse cruelle, la vie marque les corps de ses traces et cicatrices.

Le Bûcher des Illusions, Solitudes (2004)