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Citations de : Antoine-Vincent Arnault

Rarement à changer on gagne.

Le Loup et sa Mère

Le bons sens est parfois l’objet de nos mépris. C’est à tort: d’ordinaire il indique l’obstacle, Il juge le terrain, que tant de grands esprits Souvent n’ont bien connu qu’au jour de la débâcle.

La Débâcle

On ne peut s’appuyer que sur ce qui résiste.

Les deux Bambous

On ne supporte qu’à moitié Le poids des misères humaines, Quand le ciel accorde à nos peines Les tendres soins de l’amitié.

La langue du Chien

Je vais où le vent me mène, – Sans me plaindre ou m’effrayer; – Je vais où va toute chose, – Où va la feuille de rose – Et la feuille de laurier.

Fables

Le plus puissant toujours n’est pas le plus heureux.

Guillaume de nassau (1825), I, 2

La cause de notre grandeur Peut l’être aussi de notre perte.

Fables (1802)

Le trépas seul éteint l’espoir au coeur de l’homme.

Marius à Minturnes (1791), II, 2

Une loi de Rome ancienne ordonnait que le calomniateur serait marqué au front de la lettre K. Une loi de Rome moderne les condamne à la peine du fouet. Quel bonheur pour certains faiseurs d’histoires, que ces lois ne soient pas en vigueur en France !

Mon porte-feuille

Mes défauts sont connus : pourquoi m’en affliger ? Mieux vaudrait les mettre à la mode. Je ne saurais les corriger, Affichons-les ; c’est si commode !

Fables (1802), I, 7, Secret de Polichinelle

J’aime mieux un franc ennemi Qu’un bon ami qui m’égratigne.

Fables (1802), I, 5, Le Chien et le Chat

Vieillir de jour en jour plus triste: C’est l’histoire de l’égoïste Et celle du colimaçon.

Fables (1802), Le colimaçon

Qui transgresse la loi ne peut qu’être coupable.

Blanche et Montcassin, ou Les Vénitiens (1798), V, 5

On craint, quand on connaît le peuple et ses caprices, Les vertus d’un rival tout autant que ses vices.

Germanicus (1817)

Semblable au désespoir, l’attente nous dévore; Et tout près du bonheur on est à plaindre encore. Tel est votre tourment.

Blanche et Montcassin, ou Les Vénitiens (1798), III, 4