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Citations de : Anthelme Brillat-Savarin

Les repas sont devenus un moyen de gouvernement, et le sort des peuples s’est décidé dans un banquet.

Physiologie du goût (1825), Méditation 3 De la Gastronomie

Le penchant du beau sexe pour la gourmandise a quelque chose qui tient de l’instinct car la gourmandise est favorable à la beauté.

Physiologie du goût (1825), Méditation 11 De la gourmandise

Sous quelque rapport qu’on envisage la gourmandise, elle ne mérite qu’éloge et encouragement.

Physiologie du goût (1825), Méditation 11 De la gourmandise

La gourmandise est ennemie des excès; tout homme qui s’indigère ou s’enivre court le risque d’être rayé des contrôles.

Physiologie du goût (1825), Méditation 11 De la gourmandise

Ainsi on peut regarder comme certain que la truffe est un aliment aussi sain qu’agréable, et qui, pris avec modération, passe comme une lettre à la poste.

Physiologie du goût (1825), Méditation 6 Spécialités, VII, Des Truffes

Le potage est une nourriture saine, légère, nourrissante, et qui convient à tout le monde; il réjouit l’estomac, et le dispose à recevoir et à digérer. Les personnes menacées d’obésité n’en doivent prendre que le bouillon.

Physiologie du goût (1825), Méditation 6 Spécialités

S’il est question, au contraire, d’une boisson insipide, comme, par exemple, un verre d’eau, on n’a ni goût ni arrière-goût; on n’éprouve rien, on ne pense à rien; on a bu, et voilà tout.

Physiologie du goût (1825), Méditation 2 Du goût

Le goût, qui a pour excitateurs l’appétit, la faim et la soif, est la base de plusieurs opérations dont le résultat est que l’individu croît, se développe, se conserve et répare les pertes causées par les évaporations vitales.

Physiologie du goût (1825), Méditation 2 Du goût, Définition du goût

Le goût est celui de nos sens qui nous met en relation avec les corps sapides, au moyen de la sensation qu’ils causent dans l’organe destiné à les apprécier.

Physiologie du goût (1825), Méditation 2 Du goût, Définition du goût

Le gibier fait les délices de nos tables; c’est une nourriture saine, chaude, savoureuse, de haut goût, et facile à digérer toutes les fois que l’individu est jeune.

Physiologie du goût (1825), Méditation 6 Spécialités, Du gibier

La maitresse de la maison doit toujours s’assurer que le café est excellent; et le maitre, que les liqueurs sont de premier choix.

Physiologie du goût (1825), Aphorismes du professeur, XIX

Celui qui reçoit ses amis et ne donne aucun soin personnel au repas qui leur est préparé, n’est pas digne d’avoir des amis.

Physiologie du goût (1825), Aphorismes du professeur, XVIII

L’univers n’est rien que par la vie, et tout ce qui vit se nourrit.

Physiologie du goût (1825), Aphorismes du professeur, I

Une caille bien grasse plaît également par son goût, sa forme et sa couleur. On fait acte d’ignorance toutes les fois qu’on la sert autrement que rôtie ou en papillotes, parce que son parfum est très fugace.

Physiologie du goût (1825), Méditation 6 Du gibier

Premiers parents du genre humain, dont la gourmandise est historique, qui vous perdîtes pour une pomme, que n’auriez-vous pas fait pour une dinde aux truffes?

Physiologie du goût (1825), Méditation 30 Bouquet

Un restaurateur est celui dont le commerce consiste à offrir au public un festin toujours prêt, et dont les mets se détaillent en portions à prix fixe, sur la demande des consommateurs.

Physiologie du goût (1825), Méditation 28 Des restaurateurs

Certes, la langue joue un grand rôle dans le mécanisme de la dégustation; car, considérée comme douée d’une force musculaire assez franche, elle sert à gâcher, retourner, pressurer et avaler les aliments.

Physiologie du goût (1825), Méditation 2 Du goût

C’est une femme spirituelle sans prétention, vertueuse sans bégueulerie, et pour qui l’amour n’est plus qu’un souvenir aimable.

Physiologie du goût (1825), Méditation 6 Spécialités

Attendre trop longtemps un convive retardataire est un manque d’égards pour tous ceux qui sont présents.

Physiologie du goût (1825), Aphorismes du professeur, XVII

Diverses manières de préparer le poisson, dont les assaisonnements sont évidemment irritants, tels que le caviar, les harengs saurs, le thon mariné, la morue, le stock-fish, et autres pareils.

Physiologie du goût (1825), Méditation 6 Spécialités

Il arrosa le tout d’une bouteille de vin et d’une carafe d’eau, après quoi il se reposa.

Physiologie du goût (1825)

A la dernière gorgée, les arrière-goûts se développent.

Physiologie du goût (1825)

Un amphitryon avait fait servir sur sa table un saucisson d’Arles de taille héroïque.

La qualité la plus indispensable du cuisinier est l’exactitude: elle doit être aussi celle du convié.

Physiologie du goût (1825)

La Gourmandise est un acte de notre jugement, par lequel nous accordons la préférence aux choses qui sont agréables au goût, sur celles qui n’ont point cette qualité.

Physiologie du goût (1825)

Le plaisir de la table est de tous les âges, de toutes les conditions, de tous les pays et de tous les jours; il peut s’associer à tous les autres plaisirs, et reste le dernier, pour nous consoler de leur perte.

Physiologie du goût (1825)

On vit paraître une superbe berline, forme anglaise, à quatre chevaux, remarquable surtout par deux très jolies abigaïls, qui étaient juchées sur le siége du cocher.

Physiologie du goût (1825), Variétés

– Dites-moi, que préférez-vous, un vin de Bordeaux ou un vin de Bourgogne? – – Voilà, Madame, une question pour laquelle j’éprouve tellement de plaisir à scruter, que je reporte semaine après semaine le prononcé du verdict.

Donnez à un homme fatigué un verre de vin ou d’alcool, il va immédiatement revenir à son meilleur état: vous le voyez revivre sous vos yeux.

Après le troisième verre, le meilleur vin n’éveille plus qu’une sensation obtuse.

La cuisine est le plus ancien des arts parce que Adam naquit à jeun.

Heureux chocolat, qui après avoir couru le monde, à travers le sourire des femmes, trouve la mort dans un baiser savoureux et fondant de leur bouche.

Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es.

Physiologie du goût (1825), Aphorisme IV

De toutes les qualités du cuisinier, la plus indispensable est l’exactitude.

Physiologie du goût (1825)

Convier quelqu’un c’est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu’il est sous votre toit.

Le vin est le monarque des liquides.

Ceux qui s’indigèrent ou qui s’enivrent ne savent ni boire ni manger.

Physiologie du goût (1825), Aphorisme X

Le plaisir de la table est la sensation réfléchie qui naît de diverses circonstances de faits, de lieux, de choses et de personnees qui accompagnent le repas.

Psychologie du Goût

Un repas sans fromage est une belle à qui il manque un oeil.

Physiologie du goût (1825)

Qu’est-ce que la santé? C’est du chocolat!

On devient cuisinier mais on naît rôtisseur.

Physiologie du goût (1825)

Les animaux se repaissent; l’homme mange; l’homme d’esprit seul sait manger.

Physiologie du goût (1825)

La table est le seul endroit où l’on ne s’ennuie jamais pendant la première heure.

Physiologie du goût (1825)

La destinée des nations dépend de la manière dont elles se nourrissent.

Physiologie du goût (1825)

La découverte d’un mets nouveau fait plus pour le bonheur du genre humain que la découverte d’une étoile.

Physiologie du goût (1825), Aphorisme IX

La gourmandise est l’apanage exclusif de l’homme.

Physiologie du goût (1825), Méditation 2 Du goût, Suprématie de l'homme

Pour moi, je suis non seulement persuadé que, sans la participation de l’odorat, il n’y a pas de dégustation complète, mais encore je suis tenté de croire que l’odorat et le goût ne forment qu’un seul sens.

Physiologie du goût (1825), Méditation 2 Du goût, Influence de l'odorat sur le goût

L’ordre des comestibles est des plus substantiels aux plus légers.

Physiologie du goût (1825), Aphorismes du professeur, XI

Le Créateur, en obligeant l’homme à manger pour vivre, l’y invite par appétit et l’en récompense par le plaisir.

Physiologie du goût (1825), Aphorismes du professeur, V

L’inégalité des conditions entraîne l’inégalité des richesses, mais l’inégalité des richesses n’amène pas l’inégalité des besoins.

Physiologie du goût (1825), Méditation 12 Des Gourmands

L’ordre des boissons est des plus tempérées aux plus fumeuses et aux plus parfumées.

Physiologie du goût (1825), Aphorismes du professeur, XII

Les sens sont les organes par lesquels l’homme se met en rapport avec les objets extérieurs.

Physiologie du goût (1825), Méditation 1 Des Sens

Je n’estime la pomme de terre que comme préservatif contre la famine ; à cela près, je ne trouve rien de plus éminemment fade.

Physiologie du goût (1825), Méditation 21 De l'obésité

Le nombre des saveurs est infini, car tout corps soluble a une saveur spéciale, qui ne ressemble entièrement à aucune autre.

Physiologie du goût (1825), Méditation 2 Du goût, Des saveurs

La salade survint. (J’en recommande l’usage à tous ceux qui ont confiance en moi, la salade rafraîchit sans affaiblir, et conforte sans irriter: j’ai coutume de dire qu’elle rajeunit.)

Physiologie du goût (1825), Variétés I, L'Omelette du Curé