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Citations de : André Ernest Modeste Grétry

L’amour, pour le philosophe, n’est qu’une unité à laquelle l’imagination de la jeunesse ajoute des zéros.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

Le charme que les femmes répandent sur le mystère de l’amour, est un mensonge continuel; aussi l’art de subjuguer les femmes est celui de réduire l’amour au naturel.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

Savoir beaucoup sans bien savoir, c’est comme une grande bibliothèque en désordre qui attend les soins intelligents du bibliographe.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

Il vaut mieux savoir bien que savoir beaucoup; il vaut mieux ne savoir rien que de savoir mal.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

En mourant, les dernières paroles de l’homme sensé doivent être celles-ci: Je me suis embarqué, j’ai navigué, je suis arrivé: monde, je te fais mes adieux; éternité, je te salue.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

Qu’est-ce que le temps? des moments qui se succèdent. Comment compterait on le temps, s’il n’y avait ni soleil, ni saison, ni végétation successive dans la nature? On ne compterait plus, nous serions dans le vague de l’éternité.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

Quand les mots, selon leur juste valeur, seront rangés par séries comme les unités ou les nombres, il n’y aura plus d’obscurité dans nos idées.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

L’enfant qui pleure pour avoir le sein de sa mère, est plus éloquent que l’homme qui crie parce qu’on lui a volé cent mille écus.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

Les passions sont à la nature humaine ce que les vents sont à la navigation. Sans passions, l’homme est nul mal dirigées, il en est tourmenté bien gouvernées, il vogue à pleines voiles vers son bonheur.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

En naissant nous pleurons, en vivant nous nous plaignons, en mourant nous souffrons; qu’est-ce donc que la vie? C’est bâtir la mort, a dit Montaigne.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

Quels sont les premiers menteurs entre les hommes de toutes les nations? Ceux qui, dans leur langage, se servent le plus de diminutifs et de superlatifs.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

Lorsque les hommes se rencontrent, il leur serait plus profitable de se saluer en disant bonne mort que bon jour. Qu’est-ce qu’un jour, une parcelle de notre existence; mais une bonne mort suppose une belle vie qui l’a précédée.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

La première fois que des enfants oublièrent le respect qu’ils avaient toujours eu pour leur père, fut probablement le jour où Noé s’enivra.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

L’amour est une vraie religion dans laquelle les femmes sont superstitieuses; les hommes robustes des théistes; les vieillards, des athées.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

Il n’est pas de jolie femme, en son particulier, qui ne rit de pitié en apprêtant tout ce qui va nous tourner la tête. Dans ce sens, qu’est-ce que l’homme? un joujou de femme. Qu’est-ce que la femme? tout pour l’homme.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

La ruse des jolies femmes est d’offrir de mille manières, et toujours avec grâce, ce qu’elles ne donnent presque jamais, si on le désire trop vivement. La contre-ruse des beaux garçons est d’avoir l’air de désirer peu ce qu’ils désirent infiniment.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

Les passions sont à la nature humaine ce que les vents sont à la navigation. Sans passions, l’homme est nul; mal dirigées, il en est tourmenté; bien gouvernées, il vogue à pleines voiles vers son bonheur.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

Quand on est convenu que l’argent monnayé représentait tout ce que l’on peut désirer, on a trouvé le moyen de mettre des terres, des provinces, des royaumes, dans un sac.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

Mentir, de quelque manière que ce soit, c’est prêter son argent à un banqueroutier. Le mensonge nous donne un instant de répit, que nous payons par de longues souffrances.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

Dans toute la nature, il n’est point de force sans vérité, ni de vérité sans force.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

Toutes nos forces sont dans la vérité, toutes nos faiblesses dans le mensonge.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

La coquetterie, sans amour, est la maladie des femmes d’esprit, qui ont un amour-propre excessif avec peu de sensibilité.

Mémoires ou essais sur la musique (1797)

Oui, c’est l’amour qui vivifie tout. Eh! où serait donc le bonheur, s’il n’était dans le sexe enchanteur qui nous ravit sans cesse? qui voudrait supporter le poids de la vie, étant privé du bonheur qu’il nous donne?

Mémoires ou essais sur la musique

Cher amant, après tant d’alarmes De l’amour goûtons les charmes Oublions nos peines, L’hymen et ses chaînes Ont tant de douceurs.

Raoul Barbe-Bleue (1789)

Ce sacrifice de force et d’orgueil fait à la faiblesse et à la douceur, ce commerce réciproque, doit paraître admirable à tout homme qui réfléchit. Tout le charme de l’amour est cependant l’ouvrage des femmes.

Mémoires ou essais sur la musique

Il semble, en général, que les maximes du courtisan La Rochefoucault sont les fruits d’une étude réfléchie de toutes les finesses du mensonge.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)

La pudeur est une rose vermeille dont l’haleine seule d’un ange peut approcher sans la ternir.

De la vérité: Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être (1801)