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Citations de : André Chénier

Je ne suis qu’au printemps, je veux voir la moisson; Et comme le soleil, de saison en saison, Je veux achever mon année.

Dernières poésies, Odes, La Jeune Captive

Qu’un stoïque aux yeux secs vole embrasser la mort, Moi je pleure et j’espère.

Dernières poésies, Odes, La Jeune Captive

Je ne veux pas mourir encore.

Dernières poésies, Odes, La Jeune Captive

Un langage sonore, aux douceurs souveraines, Le plus beau qui soit né sur les lèvres humaines.

Poèmes, I, L'Invention

L’art ne fait que des vers, le coeur seul est poète.

Elégies

Pleurez, doux alcyons! O vous, oiseaux sacrés, Oiseaux chers à Thétis, doux alcyons, pleurez!

Bucoliques (1819), La jeune Tarentine

O mes Muses, c’est vous; vous mon premier amour, Vous qui m’avez aimé dès que j’ai vu le jour! Leurs bras, à mon berceau dérobant mon enfance, Me portaient sous la grotte où Virgile eut naissance.

Elégies, Ah ! je les reconnais, et mon coeur se réveille

Il cueillait le moly, fleur qui rend l’homme sage.

Bucoliques (1819), L'aveugle

Les Ménades couraient en longs cheveux épars Et chantaient Evoë, Bacchus et Thyonée.

Bucoliques (1819), Bacchus

La République nous appelle Sachons vaincre ou sachons périr Un Français doit vivre pour elle Pour elle un Français doit mourir.

Chant du départ

Qui meurt pour le peuple a vécu.

Chant du départ

L’obstacle nous fait grands. Par l’obstacle excité, L’homme, heureux à poursuivre une pénible gloire, Va se perdre à l’écueil de la prospérité, Vaincu par sa propre victoire.

Le jeu de Paume

Les riches grossiers – N’ont pas une âme ouverte à sentir les talents.

O jours de mon printemps, jours couronnés de roses.

Poésies

Le vent impétueux qui soufflait dans les voiles – L’enveloppe. Etonnée, et loin des matelots, – Elle crie, elle tombe, elle est au sein des flots. – Elle est au sein des flots, la jeune Tarentine. – Son beau corps a roulé sous la vague marine.

La Jeune Tarentine

Comme un dernier rayon, comme un dernier zéphyre – Animent la fin d’un beau jour, – Au pied de l’échafaud j’essaye encore ma lyre. – Peut-être est-ce bientôt mon tour.

Hélas chez ton amant tu n’es point ramenée. – Tu n’as point revêtu ta robe d’hyménée. – L’or autour de tes bras n’a point serré de noeuds. – Les doux parfums n’ont point coulé sur tes cheveux.

La Jeune Tarentine

L’amour aime les champs, et les champs l’ont vu naître.

Elégies

Sur des pensers nouveaux faisons des vers antiques.

Poèmes

Je meurs. Avant le soir j’ai fini ma journée. – A peine ouverte au jour ma rose s’est fanée. – La vie eut bien pour moi de volages douceurs; – Je les goûtais à peine, et voilà que je meurs.

Elégies

Pourtant, j’avais quelque chose là!

Avant de monter à l'échafaud.

Sous leur tête mobile, un cou blanc, délicat, – Se plie, et de la neige effacerait l’éclat.

Idylles

Qui prévient le moment l’empêche d’arriver.

Bucoliques (1819), Damalis

Je rêve assis au bord de cette onde sonore Qu’au penchant d’Hélicon, pour arroser ses bois, Le quadrupède ailé fit jaillir autrefois.

Elégies, XXVIII

De ses refus d’apprêt oubliant l’artifice, Indulgente à l’amour, sans fierté, sans caprice, De son sexe cruel n’ayant que les appas.

Elégies

Hélas! chez ton amant tu n’es point ramenée, Tu n’a point revêtu ta robe d’hyménée.

Bucoliques (1819), XXI

Mais la tendre élégie et sa grâce touchanteM’ont séduit: l’élégie à la voix gémissante,Au ris mêlé de pleurs, aux longs cheveux épars;Belle, levant au ciel ses humides regards.

Elégies, A Le Brun

Au pied de l’échafaud j’essaye encor ma lyre.

Iambes

Oh! de se confier noble et douce habitude!Non, mon coeur n’est point né pour vivre en solitude.

Elégies

Au banquet de la vie à peine commencé,Un instant seulement mes lèvres ont presséLa coupe en mes mains encor pleine.

Dernières Poésies, La jeune captive

Les amants malheureux vieillissent en un jour.

Elégies

Pleurez, doux alcyons! O vous oiseaux sacrés,Oiseaux chers à Thétis, doux alcyons, pleurez!

La Jeune Tarentine

Quoi que l’heure présente ait de trouble et d’ennui, – Je ne veux point mourir encore.

La Jeune Captive

Qu’aimable est la vertu que la grâce environne!

L'Aveugle

Pleurez, doux Alcyons! ô vous oiseaux sacrés, – Oiseaux chers à Thétys, doux Alcyons, pleurez! – Elle a vécu, Myrto, la jeune Tarentine!

La Jeune Tarentine

Mourir sans vider mon carquois! – Sans percer, sans fouler, sans pétrir dans leur fange – Ces bourreaux barbouilleurs de lois.

Iambes

Ma bienvenue au jour me rit dans tous les yeux.

La Jeune Captive

Le moment d’être sage est voisin du tombeau.

Elégies

Le Messager de mort, noir recruteur des ombres …

Iambes

Le bonheur des méchants est un crime des dieux.

Poésies diverses et Fragments

L’épi naissant mûrit de la faux respecté. – Sans crainte du pressoir, le pampre tout l’été – Boit les doux présents de l’aurore.

La Jeune Captive

L’art ne fait que des vers: le coeur seul est poète.

Elégies

Hélas! je n’ai rien fait pour la postérité; et pourtant j’avais quelque chose là.

Paroles prononcées par le poète, le 25 juillet 1794, avant d'être guillotiné.

Elle est au sein des flots, la jeune Tarentine! – Son beau corps a roulé sous la vague marine.

La Jeune Tarentine

Allumons nos flambeaux à leurs feux poétiques; – Sur des pensers nouveaux faisons des vers antiques.

L'Invention

A peine ouverte au jour, ma rose s’est fanée.

Elégies

Il est si doux, si beau, de s’être fait soi-même, De devoir tout à soi, tout aux beaux-arts qu’on aime.

Elégies

Ce n’est qu’aux inventeurs que la vie est promise.

Poèmes, I, L'Invention

Je meurs, avant le soir j’ai fini ma journée.

Poésies

Le ciel d’un jour à l’autre est humide ou serein, Et tel pleure aujourd’hui qui sourira demain.

Le mendiant

Hélas ! chez ton amant tu n’es point ramenée. Tu n’as point revêtu ta robe d’hyménée. L’or autour de tes bras n’a point serré de noeuds. Les doux parfums n’ont point coulé sur tes cheveux.

Bucoliques (1819), La jeune Tarentine

Souffre, ô coeur gros de haine, affamé de justice, Toi vertu! pleure si je meurs.

Iambes, Comme un dernier rayon

O mort, tu peux attendre; éloigne, éloigne-toi; Va consoler les coeurs que la honte, l’effroi, Le pâle désespoir dévore.

Dernières poésies, Odes, La Jeune Captive

Je n’ai vu luire encor que les feux du matin: Je veux achever ma journée.

Dernières poésies, Odes, La Jeune Captive