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Citations de : Alessandro Baricco

On croit que c’est autre chose qui sauve les gens: le devoir, l’honnêteté, être bon, être juste. Non. Ce sont les désirs qui vous sauvent. Ils sont la seule chose vraie.

Océan Mer (1998)

Elle gardait les lèvres entrouvertes, on aurait dit la préhistoire d’un sourire.

Soie (1997)

Il avait en lui la quiétude inentamable des hommes qui se sentent à leur place.

Soie (1997)

Il est où, exactement, ce Japon? Par là, toujours tout droit. Jusqu’à la fin du monde.

Soie (1997)

La mer fait divaguer les vagues, les pensées et les voiliers: même la tête elle aussi divague et les routes qui hier étaient là aujourd’hui n’y sont pas.

Océan Mer (1998)

C’était au reste un de ces hommes qui aiment assister à leur propre vie, considérant comme déplacée toute ambition de la vivre.

Soie (1997)

Et il savait lire, pas les livres, ça tout le monde peut, lui, ce qu’il savait lire, c’était les gens. Les signes que les gens emportent avec eux: les endroits, les bruits, les odeurs, leur terre, leurs histoires… écrites sur eux, du début à la fin.

Novecento: Pianiste (1997)

Reste ainsi, je veux te regarder, je t’ai tellement regardé, mais tu n’étais pas pour moi, et à présent tu es pour moi, ne t’approche pas je t’en prie, reste comme tu es, nous avons une nuit pour nous seuls, et je veux te regarder…

Soie (1997)

On a beau s’efforcer de vivre une seule vie, les autres verront mille autres vies dedans, et c’est pour ça qu’on n’arrive pas à éviter de se faire du mal.

Sans sang (2003)

Et à présent qu’il est parti, il n’y a plus assez de temps. L’obscurité suspend tout. Il n’y a rien qui puisse dans l’obscurité devenir vrai.

Océan Mer (1998)

Nous sommes tous merveilleux, et nous sommes tous répugnants.

Soie (1997)

Ecrire, j’ai tant écrit. Mais écrire est une forme sophistiquée de silence.

Cette histoire-là (2007)

Elle pleuvait, sa vie, devant ses yeux, spectacle tranquille.

Soie (1997)

C’est ça que j’ai appris, moi. La terre, c’est un bateau trop grand pour moi. C’est un trop long voyage. Une femme trop belle. Un parfum trop fort. Une musique que je ne sais pas jouer.

Novecento: Pianiste (1997)

On jouait pour que les gens ne sentent pas le temps passer, et qu’ils oublient où ils étaient, et qui ils étaient. On jouait pour les faire danser, parce que si tu danses tu ne meurs pas…

Novecento: Pianiste (1997)

Le destin a coutume de donner d’étranges rendez-vous.

Châteaux de la colère (1995)

Les souvenirs, c’est tout ce qu’il te reste quelquefois, pour sauver ta peau, quand t’as plus rien. C’est un truc de pauvre, mais ça marche toujours.

Novecento: Pianiste (1997)

On donne toujours un nom à ce qui fait peur, raison pour laquelle d’ailleurs, par prudence, les hommes en ont deux.

Les Châteaux de la colère

C’est une belle manière de se perdre, que se perdre dans les bras l’un de l’autre.

Océan Mer

Ecrire à quelqu’un est la seule manière de l’attendre sans se faire de mal.

Océan Mer

Il faut toujours semer derrière soi un prétexte pour revenir, quand on part.

Océan Mer

Le destin n’est pas une chaîne mais un envol.

Océan Mer

L’obscurité suspend tout. Il n’y a rien qui puisse, dans l’obscurité devenir vrai.

Océan Mer

Ne rien faire est une chose. Ne rien pouvoir faire en est une autre.

Océan Mer

Les gens sont comme ça, méchants avec ceux qui perdent.

Novencento

La mer est sans routes, la mer est sans explications.

Océan Mer

Penser c’est interpréter … parcourir l’énigme, la déployer, en multiplier de manière spéculaire la nature labyrinthique: s’y perdre, peut-être, mais certainement pas y trouver une issue.

Constellations: Mozart, Rossini, Benjamin, Adorno (1999)

La toile d’araignée qu’était son âme pouvait à nouveau servir de piège pour ces étranges mouches que sont les idées.

Châteaux de la colère (1995)

Atterdel leva les yeux sur le père Pluche. C’était plus qu’un regard. C’était une visite médicale…

Rien ne peut devenir aussi insignifiant que ce à côté de quoi l’on se réveille chaque matin de son existence.

City

Pour apprendre à boxer il suffit d’une nuit. Il faut une vie entière pour apprendre à combattre.

City

Aucune oeuvre d’art n’est assez forte pour survivre à la surdité de ceux qui l’écoutent.

L'âme de Hegel et les vaches du Wisconsin

Quelquefois, hasarder des réponses est seulement une manière d’éclaircir pour soi-même des questions.

L'âme de Hegel et les vaches du Wisconsin

Des choses arrivent qui sont comme des questions. Une minute se passe, ou bien des années, puis la vie répond.

Les Châteaux de la colère

Là où la vie brûle, la mort vraiment n’est rien.

Les Châteaux de la colère

Il est des gestes qui trouvent une justification bien des années plus tard: le bon sens posthume.

Les Châteaux de la colère

Si tu veux savoir quand on deviens un mythe, alors écoute: c’est quand tu te retrouves toujours à te battre en duel le dos tourné. Tant qu’ils t’arrivent dessus en face, t’es rien qu’un pistolero. La gloire, c’est un sillage de merde, derrière ton dos.

City (2000)

Curieux comme les gens sont eux-mêmes, bien avant de le devenir.

Cette histoire-là (2007)

On n’est jamais assez loin pour ne pas se trouver.

Océan Mer (1998)