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Citations de : Albert Einstein

La seule chose absolue dans un monde comme le nôtre, c’est l’humour.

L’ensemble de ce qui compte ne peut pas être compté, et l’ensemble de ce qui peut être compté ne compte pas.

Je ne sais pas comment sera la troisième guerre mondiale, mais je sais qu’il n’y aura plus beaucoup de monde pour voir la quatrième.

N’essayez pas de devenir un homme qui a du succès. – Essayez de devenir un homme qui a de la valeur.

Un problème sans solution est un problème mal posé.

Rendez les choses aussi simples que possible, mais pas plus simples.

Il est hélas devenu évident aujourd’hui que notre technologie a dépassé notre humanité.

Reconnaissons à la base de tout travail scientifique d’une certaine envergure, une conviction bien comparable au sentiment religieux, puisqu’elle accepte un monde fondé en raison, un monde intelligible!

Comment je vois le monde (1934)

L’extrême netteté, la clarté, et la certitude ne s’acquièrent qu’au prix d’un immense sacrifice: la perte de la vue d’ensemble.

Le mot progrès n’aura aucun sens tant qu’il y aura des enfants malheureux.

Le plus beau sentiment du monde, c’est le sens du mystère. Celui qui n’a jamais connu cette émotion, ses yeux sont fermés.

Ceux qui aiment marcher en rangs sur une musique: ce ne peut être que par erreur qu’ils ont reçu un cerveau, une moelle épinière leur suffirait amplement.

Comment je vois le monde (1934)

Les grands esprits ont toujours rencontré une opposition farouche des esprits médiocres.

Les machines un jour pourront résoudre tous les problèmes, mais jamais aucune d’entre elles ne pourra en poser un!

La chose la plus difficile à comprendre au monde c’est l’impôt sur le revenu!

La majorité des imbéciles reste invincible et satisfaite en toutes circonstances.

Comment je vois le monde (1934)

Il y a deux façons de concevoir sa vie. – Une est de penser que les miracles n’existent pas – et l’autre de penser que chaque chose est un miracle.

La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.

Le progrès technique est comme une hache qu’on aurait mis dans les mains d’un psychopathe.

«Hasard» est le nom que Dieu prend quand il ne veut pas qu’on le reconnaisse.

Ne faites rien contre votre conscience, même si l’Etat vous le demande.

La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information.

Un être humain est une partie du tout que nous appelons «Univers»… Une partie limitée dans le Temps et dans l’Espace.

Je ne dors pas longtemps, mais je dors vite.

Deux choses sont infinies: l’univers et la bêtise humaine, en ce qui concerne l’univers, je n’en ai pas acquis la certitude absolue.

Je ne pense jamais au futur. Il vient bien assez tôt.

Interview, décembre 1930.

Le nationalisme est une maladie infantile. C’est la rougeole de l’humanité.

Je ne crois point au sens philosophique du terme, à la liberté de l’homme. Chacun agit non seulement sous une contrainte extérieure, mais aussi d’après une nécessité intérieure.

Comment je vois le monde (1934)

Une heure assis à côté d’une jolie femme semble durer une minute. Une minute assis sur four brûlant semble durer une heure. C’est ça la relativité.

Je ne m’inquiète jamais de l’avenir. Il arrive bien assez tôt.

Pensées intimes, Aphorismes, 1945-1946, Archives Einstein 35-570

Il est étrange que la science, qui jadis semblait inoffensive, se soit transformée en un cauchemar faisant trembler tout le monde.

Pensées intimes, Lettre à la reine Elisabeth de Belgique, 28 mars 1954, Archives Einstein 32-410

L’éternel mystère du monde est son intelligibilité.

Pensées intimes, Physics and Reality, Franklin Institute Journal 221, n°3, mars 1936

Avec la gloire, je deviens de plus en plus stupide, ce qui, je le reconnais, est un phénomène très courant.

Pensées intimes, Lettre à H. Zangger, décembre 1919; Archives Einstein 39-726

Je suis satisfait de ma vie ces dernières années. J’ai gardé ma bonne humeur et je ne prends ni moi-même ni les autres au sérieux.

Pensées intimes, Lettre à P. Moos, 30 mars 1950, Archives Einstein 60-587

Je n’ai pas de talents particuliers. Je suis juste passionnément curieux.

Pensées intimes, Lettre à Carl Seelig, 11 mars 1952

Le vieux (Dieu) ne joue pas aux dés.

Passé un certain âge, lire détourne trop l’esprit de ses activités créatrices. Un homme qui lit trop et qui fait trop peu d’efforts cérébraux prend vite des habitudes de paresse d’esprit.

Quand un scarabée aveugle rampe à la surface d’un globe, il ne remarque pas que le chemin qu’il a suivi est courbe; j’ai eu la chance de m’en apercevoir.

Dans Einstein, sa vie, son époque (1979) de Ronald Clarke.

Le sort de l’humanité en général sera celui qu’elle méritera.

Comment je vois le monde (1934)

Les Etats-Unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation.

La perfection des moyens et la confusion des buts semblent caractériser notre époque.

Ce qui est incompréhensible, c’est que le monde soit compréhensible.

Comment je vois le monde (1934)

Le monde est dangereux à vivre! – Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, – mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.

Celui qui ne peut plus éprouver ni étonnement ni surprise est pour ainsi dire mort; ses yeux sont éteints.

Comment je vois le monde (1934)

L’effort vers la connaissance représente un de ces buts indépendants, sans lesquels, pour moi, une affirmation consciente de la vie n’existe pas pour l’homme qui déclare penser.

Comment je vois le monde (1934)

Cette conviction, liée à un sentiment profond d’une raison supérieure, se dévoilant dans le monde de l’expérience, traduit pour moi l’idée de Dieu.

Comment je vois le monde (1934)

La recherche procède par des moments distincts et durables, intuition, aveuglement, exaltation et fièvre. Elle aboutit un jour à cette joie, et connaît cette joie celui qui a vécu des moments singuliers.

Comment je vois le monde (1934)

(Einstein parle de la géométrie d’Euclide) – Si quelqu’un, en l’éveil de son intelligence, n’a pas été capable de s’enthousiasmer pour une telle architecture, alors jamais il ne pourra réellement s’initier à la recherche théorique.

Comment je vois le monde (1934)

Pour être un membre irréprochable parmi une communauté de moutons, il faut avant toute chose être soi-même un mouton.

Comment je vois le monde (1934)

L’homme évite habituellement d’accorder de l’intelligence à autrui, sauf quand par hasard il s’agit d’un ennemi.

Comment je vois le monde (1934)

L’effort d’unir sagesse et pouvoir aboutit rarement et seulement très brièvement.

Comment je vois le monde (1934)

La bureaucratie réalise la mort de toute action.

Comment je vois le monde (1934)

La valeur morale ne peut pas être remplacée par la valeur intelligence et j’ajouterai: Dieu merci!

Comment je vois le monde (1934)

Rare est le nombre de ceux qui regardent avec leurs propres yeux et qui éprouvent avec leur propre sensibilité.

Comment je vois le monde (1934)

Le culte de la personnalité reste à mes yeux toujours injustifié.

Comment je vois le monde (1934)

Qui a fait l’expérience de penser dans un autre domaine l’emporte toujours sur celui qui ne pense pas du tout ou très peu.

Comment je vois le monde (1934)

C’est le rôle essentiel du professeur d’éveiller la joie de travailler et de connaître.

Comment je vois le monde (1934)

Il n’existe pas d’autre éducation intelligente que d’être soi-même un exemple, même si l’on ne pouvait empêcher que ce fût un monstre!

Comment je vois le monde (1934)

L’enseignement devrait être ainsi: celui qui le reçoit le recueille comme un don inestimable mais jamais comme une contrainte pénible.

Comment je vois le monde (1934)

Que chacun raisonne en son âme et conscience, qu’il se fasse une idée fondée sur ses propres lectures et non d’après les racontars des autres.

Comment je vois le monde (1934)

La personnalité créatrice doit penser et juger par elle-même car le progrès moral de la société dépend exclusivement de son indépendance. Sinon la société est inexorablement vouée à l’échec, comme l’être humain privé de la possibilité de communiquer.

Comment je vois le monde (1934)

Je détermine l’authentique valeur d’un homme d’après une seule règle: à quel degré et dans quel but l’homme s’est libéré de son Moi?

Comment je vois le monde (1934)

Celui qui ressent sa propre vie et celle des autres comme dénuées de sens est fondamentalement malheureux, puisqu’il n’a aucune raison de vivre.

Comment je vois le monde (1934)

La pire des institutions grégaires se prénomme l’armée. Je la hais. Si un homme peut éprouver quelque plaisir à défiler en rang et aux sons d’une musique, je méprise cet homme… Il ne mérite pas un cerveau humain puisqu’une moelle épinière le satisfait.

Comment je vois le monde (1934)

Mais c’est la personne humaine, libre, créatrice et sensible qui façonne le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d’imbécillité et d’abrutissement.

Comment je vois le monde (1934)

Il est plus facile de briser un atome que de briser un préjugé.

Une personne qui n’a jamais commis d’erreurs n’a jamais innové.

Un estomac creux n’est pas un bon conseiller politique.

Cosmic Religion

Tout ce qui est vraiment grand et inspiré n’a été réalisé que par des individus travaillant librement.

Soit A un succès dans la vie. Alors A = x + y + z, où x = travailler, y = s’amuser, z = se taire.

Observer, 15 janvier 1950.

Si vous ne pouvez expliquer un concept à un enfant de six ans, c’est que vous ne le comprenez pas complètement.

Seules deux choses sont infinies, l’univers et la stupidité de l’homme. Et encore, je ne suis pas sûr de la première!

Se sacrifier au service de la vie équivaut à une grâce.

Comment je vois le monde (1934)

Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d’une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C’est ça la relativité.

Peu d’être sont capables d’exprimer posément une opinion différente des préjugés de leur milieu. La plupart des êtres sont mêmes incapables d’arriver à formuler de telles opinions.

Comment je vois le monde (1934)

Nous aurons le destin que nous aurons mérité.

Comment je vois le monde (1934)

Ne t’inquiète pas si tu as des difficultés en maths, je peux t’assurer que les miennes sont bien plus importantes!

Mon idéal politique est l’idéal démocratique. Chacun doit être respecté en tant que personne, et personne ne doit être divinisé.

Comment je vois le monde (1934)

Les amères leçons du passé doivent être réapprises sans cesse.

Le problème aujourd’hui n’est pas l’énergie atomique, mais le coeur des hommes.

L’imagination est plus importante que le savoir.

Sur la science

Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé dix mille moyens qui ne fonctionnent pas.

Je méprise profondément ceux qui aiment marcher en rangs sur une musique: ce ne peut être que par erreur qu’ils ont reçu un cerveau; une moelle épinière leur suffirait amplement.

Comment je vois le monde (1934)

J’aime penser que la lune est là même si je ne la regarde pas.

Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine… mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue.

Il est plus difficile de désagréger un préjugé qu’un atome.

En apparence, la vie n’a aucun sens, et pourtant, il est impossible qu’il n’y en ait pas un!

Dieu est subtil, mais il n’est pas malveillant.

Dans Albert Einstein, créateur et rebelle (1979) de Banesh Hoffmann.

Ce qui m’intéresse vraiment c’est de savoir si Dieu avait un quelconque choix en créant le monde.

C’est le devoir de chaque homme de rendre au monde au moins autant qu’il en a reçu.

Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito.

La vraie valeur d’un homme se détermine d’abord en examinant dans quelle mesure et dans quel sens il est parvenu à se libérer du Moi.

Comment je vois le monde (1934)

La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. – La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. – Si la pratique et la théorie sont réunies, rien ne fonctionne et on ne sait pas pourquoi.

La science est une chose merveilleuse… tant qu’il ne faut pas en vivre!

La possession de merveilleux moyens de production n’a pas apporté la liberté, mais le souci et la famine.

Comment je vois le monde (1934)

La politique c’est éphémère mais une équation est éternelle.

La plus belle chose que nous puissions éprouver, c’est le côté mystérieux de la vie. C’est le sentiment profond qui se trouve au berceau de l’art et de la science véritable.

Comment je vois le monde (1934)

La joie de contempler et de comprendre, voilà le langage que me porte la nature.

Comment je vois le monde (1934)

La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent.

La fantaisie est plus importante que le savoir.

Je méprise profondément celui qui peut, avec plaisir, marcher, en rang et formation, derrière une musique : ce ne peut être que par erreur qu’il a reçu un cerveau ; une moelle épinière lui suffirait amplement.

Comment je vois le monde (1934)

Je ne crois point, au sens philosophique du terme, à la liberté de l’homme. Chacun agit non seulement sous une contrainte extérieure, mais aussi d’après une nécessité intérieure.

Comment je vois le monde (1934)

Ma vie extérieure et intérieure dépend du travail de mes contemporains et de celui de mes ancêtres et je dois m’efforcer de leur fournir la même proportion de ce que j’ai reçu et que je reçois encore.

Comment je vois le monde (1934)

Vous n’y pouvez rien, messieurs, la Science est et demeure internationale.

Comment je vois le monde (1934)

La condition des hommes s’avérerait pitoyable s’ils devaient être domptés par la peur d’un châtiment ou par l’espoir d’une récompense après la mort.

Comment je vois le monde (1934)

La science et la justice passent, pour une grande partie de l’humanité, au-dessus de la fortune et de la puissance.

Comment je vois le monde (1934)

La raison humaine, je le crois très intimement, paraît obligé d’élaborer d’abord et spontanément des forme et ensuite elle s’exerce à en démontrer l’existence dans la nature.

Comment je vois le monde (1934)

L’humanité se passionne pour des buts dérisoires. Ils s’appellent la richesse, la gloire, le luxe. Déjà jeune je les méprisais.

Comment je vois le monde (1934)

La violence fascine les êtres moralement plus faibles. Un tyran l’emporte pas son génie mais son successeur sera toujours une franche canaille.

Comment je vois le monde (1934)

Celui qui ressent sa propre vie et celles des autres comme dénuées de sens est fondamentalement malheureux, puisqu’il n’a aucune raison de vivre.

Comment je vois le monde (1934)

Les idéaux qui ont guidé ma route et m’ont donné le courage d’affronter la vie jours après jours avec gaieté, ont été la gentillesse, la beauté et la vérité.

Comment je vois le monde (1934)

Si je commençais à me soucier de mon aspect, je ne serai plus moi-même.

Lettre, décembre 1913

Je me suis mis à parler relativement tard, d’où l’inquiétude véridique de mes parents, qui avaient même consulté un médecin. Je ne peux dire quel âge j’avais, mais sans doute pas moins de trois ans.

Correspondance, 1954

En tant qu’êtres humains, nous avons été dotés de ce qu’il faut d’intelligence pour nous rendre compte à quel point celle-ci est inappropriée face à l’existence.

Lettre, à la Reine Elisabeth de Belgique, Septembre 1932

Tant que les lois mathématiques renvoient à la réalité, elles ne sont pas absolues, et tant qu’elles sont absolues, elle ne renvoient pas à la réalité.

Discours à l'Académie Scientifique de Prusse, Janvier 1921.

Toutes les richesses du monde, fussent-elles entre les mains d’un homme totalement acquis à l’idée de progrès, ne permettront jamais le moindre développement moral de l’humanité.

Comment je vois le monde (1934)

Peu d’êtres sont capables d’exprimer posément une opinion différente des préjugés de leur milieu. La plupart des êtres sont même incapables d’arriver à formuler de telles opinions.

Comment je vois le monde (1934)

Je ne crois pas en un Dieu personnel et je ne l’ai jamais nié, mais exprimé clairement. Si quelque chose en moi peut être appelé religieux, c’est l’admiration sans bornes pour la structure du monde pour autant que la science peut nous en révéler.

Lettre, à Eric Gutkind, 3 janvier 1954

Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.

Comment je vois le monde (1934)

La vraie valeur d’un homme se détermine en examinant dans quelle mesure et dans quel sens il est parvenu à se libérer du Moi.

Comment je vois le monde (1934)

Nous ne pouvons pas désespérer des hommes, puisque nous sommes nous-mêmes des hommes.

Comment je vois le monde (1934)

Je vois les hommes se différencier par les classes sociales et, je le sais, rien ne les justifie si ce n’est la violence.

Comment je vois le monde (1934)

La plus belle chose que nous puissions éprouver, c’est le mystère des choses.

Comment je vois le monde (1934)

Je suis fermement convaincu que toutes les richesses du monde ne pourraient faire avancer l’humanité, même si elles se trouvaient entre les mains d’un homme qui fût aussi dévoué que possible au progrès.

Comment je vois le monde (1934)

On détermine la vraie valeur d’un homme, en notant, en premier lieu, à quel degré et dans quel sens il est arrivé à se libérer du Moi.

Comment je vois le monde (1934)

J’ai le sentiment que les différences de classe sociale ne sont pas justifiées et qu’elles ne reposent en fin de compte que sur la violence.

Comment je vois le monde (1934)

La mécanique n’est qu’un schéma général; elle devient une théorie seulement par l’indication explicite des lois de force, comme l’a fait Newton avec tant de succès pour la mécanique céleste.

Conceptions scientifiques, La physique et la réalité

La distinction entre le passé, le présent et le futur n’est qu’une illusion, aussi tenace soit-elle.

Si l’idée n’est pas a priori absurde, elle est sans espoir.

Rien n’est jamais entièrement noir.

Le succès dans des affaires de cette envergure n’est pas une question de perspicacité ni même de finesse, mais une question d’honorabilité et de confiance. Le côté moral ne peut pas être remplacé par l’intelligence; j’ai envie de dire, Dieu merci!

Comment je vois le monde (1934)

Nous, mortels, nous sommes immortels dans cette chose que nous créons en commun, contribuant à des oeuvres impérissables.

Comment je vois le monde (1934)

Ma condition humaine me fascine. Je sais mon existence limitée, et j’ignore pourquoi je suis sur cette terre, mais parfois je le pressens.

Comment je vois le monde (1934)

Je me refuse à croire en la liberté et en ce concept philosophique. Je ne suis pas libre, mais tantôt contraint par des pressions étrangères à moi ou tantôt par des convictions intimes.

Comment je vois le monde (1934)

Je ne puis me préoccuper du sens ou du but de ma propre existence ou de celle des autres, parce que, d’un point de vue strictement objectif, c’est absurde.

Comment je vois le monde (1934)

J’ai un amour fort pour la justice, pour l’engagement social. Mais je m’intègre très difficilement aux hommes et à leurs communautés. Je n’en éprouve pas le besoin parce que je suis profondément un solitaire.

Comment je vois le monde (1934)

Je me sens lié réellement à l’Etat, à la patrie, à mes amis, à ma famille au sens complet du terme. Mais mon coeur ressent face à ces liens un curieux sentiment d’étrangeté, d’éloignement et l’âge accentue encore cette distance.

Comment je vois le monde (1934)

Et pourtant je crois profondément en l’humanité. Je sais que ce cancer aurait dû depuis longtemps être guéri. Mais le bon sens des hommes est systématiquement corrompu. Et les coupables se nomment: école, presse, monde des affaires, monde politique.

Comment je vois le monde (1934)

N’importe où, en quinze jours, une campagne de presse peut exciter une population incapable de jugement à un tel degré de folie que les hommes sont prêts à s’habiller en soldats pour tuer et se faire tuer.

Comment je vois le monde (1934)

La majorité des imbéciles reste invincible et satisfaite en toute circonstance. La terreur provoquée par leur tyrannie se dissipe simplement par leur divertissement et leur inconséquence.

Comment je vois le monde (1934)

Le sentiment religieux cosmique est le motif le plus puissant et le plus noble de la recherche scientifique.

Comment je vois le monde (1934)

Il n’y a rien de tel qu’une question idiote, seulement une réponse idiote.

Vous n’êtes pas assez bon pour vous permettre d’être si modeste!

Si vous vous plaignez d’avoir des problèmes en maths que diriez-vous si vous aviez les miens.

Le souci de l’homme et de son destin doit toujours constituer l’intérêt principal de tous les efforts techniques; ne jamais l’oublier au milieu des diagrammes et des équations.

Les Etats-Unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence, sans jamais avoir connu la civilisation.

J’ignore la nature des armes qu’on utilisera pour la prochaine guerre mondiale. Mais pour la quatrième, on se battra à coup de pierres.

Trois idéaux ont éclairé ma route et m’ont souvent redonné le courage d’affronter la vie avec optimisme: la bonté, la beauté et la vérité.

Je suis réellement un homme quand mes sentiments, mes pensées et mes actes n’ont qu’une finalité: celle de la communauté et de son progrès.

Ne blâmez pas la loi de la gravité si vous tombez en amour.

Inventer, c’est penser à côté.

Ce qu’il y a de plus incompréhensible dans l’univers, c’est qu’il soit compréhensible.

C’est la théorie qui décide de ce que nous pouvons observer.

Dans Darwin and Co (1981) de Pierre Thuillier.

La croyance dans l’action des démons se trouve à la racine de notre concept de causalité.

Dans La Causalité diabolique (1980) de Léon Poliakov.

Chère postérité, si tu n’es pas devenue plus juste, plus pacifique et de façon générale plus rationnelle que nous ne le sommes, alors que le diable t’emporte. Après avoir exprimé ce voeu pieux avec tout mon respect, je suis, ou j’étais, votre A.E.

Correspondance (1903-1955)

L’idée qu’un électron exposé à un rayonnement choisit en toute liberté la manière ou la direction où il doit sauter m’est insupportable. S’il en était ainsi, j’aimerais mieux être cordonnier ou même employé dans un bistrot que physicien.

Lors d'un débat sur les quanta.

L’environnement, c’est tout ce qui n’est pas moi.

L’étude, en général, la poursuite de la vérité et la beauté sont des domaines dans lesquels il nous est permis de rester enfant toute la vie.

Correspondances (1913-1933)

S’il n’y a pas de prix à payer, c’est que cela ne vaut rien.

Il devient indispensable que l’humanité formule un nouveau mode de pensée si elle veut survivre et atteindre un plan plus élevé.

L’école devrait toujours avoir pour but de donner à ses élèves une personnalité harmonieuse, et non de les former en spécialiste.

Je veux connaître les pensées de Dieu; tout le reste n’est que détail.

Rien n’est plus proche du vrai que le faux.

L’homme solitaire pense seul et crée des nouvelles valeurs pour la communauté.

Ce qui fait la vraie valeur d’un être humain, c’est de s’être délivré de son petit moi.

Je sais pourquoi tant de gens aiment couper du bois. C’est une activité où l’on voit tout de suite le résultat.

Rien ne peut être aussi bénéfique à la santé humaine et augmenter les chances de survie de la vie sur terre que d’opter pour une diète végétarienne.

L’homme et sa sécurité doivent constituer la première préoccupation de toute aventure technologique.

Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don.

Si les faits ne correspondent pas à la théorie, changez les faits.

L’escalier de la science est l’échelle de Jacob, il ne s’achève qu’aux pieds de Dieu.

Dieu ne joue pas aux dés.

N’essayez pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a de la valeur.

La science sans religion est boiteuse, la religion sans science est aveugle.

Ce n’est pas à cause de l’attraction terrestre que des gens tombent… amoureux!

La valeur d’un homme tient dans sa capacité à donner et non dans sa capacité à recevoir.

J’affirme que le sentiment religieux cosmique est le motif le plus puissant et le plus noble de la recherche scientifique.

L’Etat est notre serviteur et nous n’avons pas à en être les esclaves.

Définissez-moi d’abord ce que vous entendez par Dieu et je vous dirai si j’y crois.

Le monde que nous avons créé est le résultat de notre niveau de réflexion, mais les problèmes qu’il engendre ne sauraient être résolus à ce même niveau.