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Citations de : Alain Raymond, dit Alain Damasio

Réfléchir, c’est fléchir deux fois.

La Zone du dehors (1999)

Tout ce qui est de ce monde n’est fait que de vent… Le solide est un liquide lent… Eh oui ! Le liquide est fait d’air dense, ralenti, rendu plus épais… Notre univers, croyez-moi, n’existe qu’à force de lenteur.

La Horde du Contrevent (2004)

Si je devais me rappeler d’une caque, d’une seule, d’une solide caquée de trouille tord-bide, chiasseuse au goulet, si je devais faire le tri des lentilles, eh ben je choisirais celle-ci. Celle du siphon de Lapsane.

La Horde du Contrevent (2004)

L’autoursier : Vole donc – les faucons sont les rois mais les princes volent au pas à travers les taillis et le fouillis de nos quêtes de soi.

La Horde du Contrevent (2004)

La folie n’est plus folle, dès qu’elle est collective.

La Horde du Contrevent (2004)

Si tu es absolument certain de mourir en continuant, tu n’es pas un héros, tu n’es qu’un abruti qui se suicide pour la gloire. La fausse gloire.

La Horde du Contrevent (2004)

Le monde a une réalité. C’est d’elle qu’il faut partir, non d’un modèle idéal qu’il s’agirait d’approcher au plus près. Le monde est. Le monde est ce qu’il est. Peu importe ce qu’il pourrait être, ce qu’il aurait pu devenir, ce qu’il sera si…

La Zone du dehors (1999)

La maturité de l’homme est d’avoir retrouvé le sérieux qu’on avait au jeu quand on était enfant.

La Horde du Contrevent (2004)

Moins que d’autres, je ne savais si le but de notre vie avait un sens. Mais je savais, plus que quiconque, qu’elle avait une valeur.

La Horde du Contrevent (2004)

Quant aux mots, en agiter la poussière me semblait plus que vain, non qu’ils manquassent en moi pour exprimer ce que j’éprouvais, mais plutôt par l’excès de ceux qui me montaient du ventre, noués comme des pelotes de fils que ma langue n’aurait su délier.

La Zone du dehors (1999)

Le hasard est un allié aussi fugitif que mortel. Il te tue avec la même facilité qu’il te sauve.

La Horde du Contrevent (2004)