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Citations de : Agnès Desarthe

C’est quoi d’ailleurs l’amour. C’est quand on pense à l’autre en souriant.

Dans la nuit brune (2010)

C’est là, à portée de main, ça ne tombe jamais en panne, ça tient au creux de la paume, c’est un miroir, une machine à remonter le temps, une porte ouverte sur l’autre, c’est un livre.

Colloque pour la lecture.

L’ignorance garde les morts en vie. Tant qu’on ne sait pas que quelqu’un est mort, il est encore vivant. C’est à se demander pourquoi on le dit. Ne rien savoir, c’est ne rien perdre.

Le Remplaçant (2009)

Le téléphone sonna. Le tiroir dans lequel il était rangé faisait caisse de résonance, la sonnerie, amplifiée par l’écho, la fit sursauter.

Un secret sans importance (1996)

Je me demande aujourd’hui dans quel genre de poubelle peut bien se trouver l’amour perdu pour mon fils.

Mangez-moi (2006)

Oh, on va pas se disputer pour ça. Moi, je suis moche, et toi, t’es con. Tout va très bien. C’est équilibré. C’est normal.

Je ne t'aime pas, Paulus (1992)

Paulus aurait pu dire n’importe quoi. Avec cette voix bizarre, il réussissait à entrer en moi sans passer par mon cerveau. C’était comme une vibration, peut-être quelque chose qui ressemblait au langage des baleines.

Je ne t'aime pas, Paulus (1992)

Quand on cherche, il faut, à tout prix, oublier que l’on espère trouver.

Dans la nuit brune (2010)

Il y a pourtant quelque chose du geste désespéré du joueur de loto entrant chez le buraliste, dans l’élan qui nous pousse à procréer.

Le Remplaçant (2009)

En grandissant, on découvre que, pour dire les choses, on dispose de très peu de moyens, il faut mélanger plusieurs mots, comme avec les couleurs, rouge + jaune = orange, mais en beaucoup plus compliqué et, surtout, en beaucoup plus décevant.

La plus belle fille du monde (2009)

Plus le temps passe, plus on fait de choix, plus notre espace se rétrécit. Plus le temps passe, plus l’espace qui nous sépare de nos rêves s’agrandit.

Cinq photos de ma femme (1998)

On sait bien que si l’on ne fabrique pas, au fur et à mesure, sa propre vie, personne ne le fera pour nous.

Mangez-moi (2006)

Les jeunes sont très fragiles, très sensibles. Ils ont besoin d’énormément d’amour, d’une attention constante. C’est un peu comme les bonsaïs: petits dehors, grands dedans, et inversement. Cette démesure les fragilise considérablement.

Dans la nuit brune (2010)

Le réel, c’est quand les choses se passent très mal et s’enchaînent admirablement. Le rêve, à l’inverse, c’est quand tout se passe très bien, mais sans lien.

Mangez-moi (2006)