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Citations de : abbé Jacques Delille

Telle jadis Carthage Vit sur ses murs détruits Marius malheureux, Et ces deux grands débris se consolaient entre eux.

Les jardins ou l'art d'embellir les paysages (1782), Chant IV

Il est des soins plus doux, un art plus enchanteur. C’est peu de charmer l’oeil, il faut parler au coeur.

Les Jardins

Le doux printemps revient, et ranime à la fois Les oiseaux, les zéphirs, et les fleurs, et ma voix.

Le doux printemps revient

Il est une liqueur, au poète plus chère, Qui manquait à Virgile, et qu’adorait Voltaire; C’est toi, divin café, dont l’aimable liqueur Sans altérer la tête épanouit le coeur.

Le Café

Ils mettent de l’eau dans leur sang.

A propos du 9 Thermidor.

Hâte-toi, couple aimable, hâte-toi de jouir; Plaisir, honneur, repos, tout va s’évanouir; Oui, bientôt tes douleurs égaleront ta joie: Tremble! le malheur vient, et demande sa proie.

Le paradis perdu de Milton (1805)

Promettre, c’est donner; espérer, c’est jouir.

Les Jardins (1782)

Mais quand l’homme accablé, qu’un long ennui désole, Ne voit ni les humains, ni rien qui le console, Sa double solitude épouvante son coeur.

L'imagination (1806), Chant IV

Fleurs charmantes, par vous la nature est plus belle; Dans ses brillants travaux l’art vous prend pour modèle; Simples tributs du coeur, vos dons sont chaque jour Offerts par l’amitié, hasardés par l’amour.

Les Jardins (1782)

Heureux ou malheureux, l’homme a besoin d’autrui; il ne vit qu’à moitié s’il ne vit que pour lui.

L'Homme des champs (1800)

Comme l’air avec l’air, l’âme s’unit à l’âme.

Le paradis perdu de Milton (1805)

La plus belle retraite à besoin de plaisirs.

L'Homme des champs (1800)

Quels que soient les excès de leurs divisions, Le talent réunit toutes les nations.

L'imagination (1806)

Voltaire, avec raison, Le jugeait nécessaire, et je le crois fort bon. Mais , dès que le travail a vaincu la misère, Le superflu n’est pas bien loin du nécessaire.

L'imagination (1806), Chant VI

Le monde est a celui qui sait l’étudier.

La Conversation (1812), Chant I

Peu dit beaucoup à qui sait écouter.

Conversations, I

Que la terre est petite à qui la voit des cieux.

Dithyrambe sur l'immortalité de l'âme (1812)

Tremblez, tyrans, vous êtes immortels!

Dithyrambe sur l'immortalité de l'âme (1812)

Hélas! dans l’ombre immense, Il ne voit que la nuit, n’entend que le silence.

L'imagination (1806), Chant IV

Le rêve du méchant est son premier supplice.

L'imagination (1806), Chant I

Ne croit pas à l’amour, soupçonne l’amitié; Ses secrets de son coeur ne sortent qu’à moitié. Aussi chacun l’évite, et chacun l’abandonne: On aime peu celui qui n’ose aimer personne.

La Conversation (1812)

Les besoins répétés amènent l’habitude.

Poème des Trois Règnes

Il parle, il adoucit la superbe CarthageDe sa puissante reine apprivoise l’orgueil.

Traduction de l'Enéide

Le puissant agaric, qui du sang épanchéArrête les ruisseaux, et dont le sein fidèleDu caillou pétillant recueille l’étincelle …

L'Homme des champs (1800)

Le bonheur le plus doux est celui qu’on partage.

Qui borne ses désirs est toujours assez riche.

Ce que Dieu seul a fait, Newton seul l’imagine.

L'imagination (1806)

Et le présent lui-même est le passé pour lui.

L'imagination (1806)

Vide de vous et rempli de lui-même.

Conversations, III

Le calembour, enfant gâté – Du mauvais goût et de l’oisiveté, – Qui va guettant, dans ses discours baroques, – De nos jargons nouveaux les termes équivoques, – En se jouant des phrases et des mots, – D’un terme obscur fait tout l’esprit des sots.

Vivre pour mes amis, mes livres et moi-même.

L'Homme des champs

O Nice! Heureux séjour, montagnes renommées, – De lavande, de thym, de citrons parfumées, – Que de fois sous tes plants d’oliviers toujours verts – Dont la pâleur s’unit au sombre azur des mers …

Les Jardins

Le sort fait les parents, le choix fait les amis.

Malheur et pitié

Le pré qui donne aux boeufs sa riante verdure, – D’une grasse litière attend la fange impure, – Et des sels du fumier se forment en secret – Le parfum de la rose et le teint de l’oeillet.

Poème des Trois Règnes

Le melon savoureux, la figue succulente, – Et ces raisins ambrés qui parfument les airs.

Les Jardins

Laissez-le s’estimer pour qu’il soit estimable.

L'Homme des champs

L’été remplit sa grange, affaisse ses greniers; – L’automne d’un doux poids fait gémir ses paniers; – Et les derniers soleils, sur les côtes vineuses, – Achèvent de mûrir les grappes paresseuses.

Traduction des Géorgiques

D’où vient des nuits d’été la lenteur paresseuse …

Traduction de l'Enéide